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Les libertés de la presse, d’expression et d’opinion mises à rude épreuve à Kisangani

Les libertés de la presse, d’expression et d’opinion mises à rude épreuve à Kisangani : le journaliste Faustin Edjabo de CCTV- RALIK suspendu et le défenseur des droits humains du Groupe LOTUS, Dismas Kitenge Senga, sous menaces et pressions politiques.

Le Groupe LOTUS, organisation congolaise de défense des droits humains ayant son siège social à Kisangani en RDC, dénonce la suspension du journaliste, Faustin EDJABO du Canal Congo Télévision – Radio Liberté-Kisangani et les menaces, de plus en plus grandissantes sur la personne de Monsieur Dismas Kitenge Senga, un des responsables du Groupe LOTUS et sur son association suite aux interviews qu’il a accordées aux émissions “Polele polele“ de CCTV-RALIK et “Entretien“ du Canal Orient, émettant toutes deux à Kisangani dans la Province Orientale.
En effet, en date du 11 juin 2013, dans le cadre de son émission intitulée en lingala “Polele Polele“ (parlons en toute vérité, traduction en français), animée en lingala, une des langues nationales de la RDC et diffusée tous les mardis, de 20 à 21h et rediffusée tous les mercredis à 23heures sur la chaine de Canal Congo Télévision-Radio Liberté de Kisangani, une chaîne privée appartenant à Monsieur Jean-Pierre Bemba du parti politique MLC (Mouvement de Libération du Congo), le journaliste Faustin Edjabo a recueilli les opinions de la population de Kisangani dans les différentes rues sur les 100 jours du fonctionnement du gouvernement provincial, dirigé par le Gouverneur de province, Monsieur Bamanisa Saidi Jean, élu par l’Assemblée provinciale le 31 octobre 2012. Après avoir interviewé une dizaine de gens, le journaliste s’est déplacé jusqu’au bureau du Groupe LOTUS pour recueillir l’opinion du défenseur des droits humains du Groupe LOTUS, Dismas Kitenge Senga, sur ce sujet. Près d’une vingtaine de minutes, ce dernier a dressé son bilan de gouvernement provincial en le qualifiant de mitigé avec des points positifs et négatifs qu’il a détaillés et motivés. Le même jour, de 20h à 21h, le journaliste Faustin Edjabo a animé l’émission en diffusant les interviews enregistrées et en présentant les réactions recueillies par messages téléphoniques en direct à la télévision. Près de 60% des téléspectateurs ont jugé l’opinion de Dismas Kitenge pertinente et réelle, 30% exagérée et 10% se sont posés des questions.
Juste après cette émission et les jours qui l’ont suivie, Faustin Edjabo déclare avoir reçu en personne à la Chaîne CCTV-RALIK-Kisangani quelques membres du cabinet du gouverneur de province et plus tard leurs coups de fil et des messages téléphoniques dénigrant Dismas Kitenge et qualifiant ce journaliste de corrompu et lui proférant toutes sortes de menaces allant de sa suspension à l’ anéantissement de sa vie.

Le 13 juin 2013, après avoir été informé au préalable par les proches du Gouverneur qui l’avaient menacé et qui lui ont déclaré avoir atteint le directeur général de CCTV à Kinshasa, le journaliste Faustin Edjabo a été signifié de sa suspension indéterminée à CCTV-RALIK par la lettre
n°037/CCTV/RALIK/DP/013, signée par le Directeur de la station de Kisangani. Par cette décision, l’émission “Polele Polele“ n’est plus diffusée sur cette chaîne à Kisangani jusqu’à ce jour. Ainsi, Faustin Edjabo subit des menaces, des pressions politiques et une stigmatisation régulière tendant à l’obliger à demander pardon au Gouverneur de Province orientale pour espérer exercer sa profession ou d’opter de demeurer dans l’anonymat pour préserver son indépendance professionnelle et sa dignité personnelle.

Quant à Dismas Kitenge et le Groupe LOTUS, des attaques et des menaces des hommes politiques, proches et membres du cabinet du Gouverneur de province ont été lancés sur les réseaux sociaux d’internet et à travers divers moyens, appelant à leur discrédit et dénigrement. Le 12 juin 2013, les responsables de l’ANR/Province orientale ont invité Dismas Kitenge à leur remettre la bande vidéo de cette émission et à échanger avec eux sur les mobiles de cette émission et les buts visés par lui. Après sa remise, l’intégralité de cette bande a été visionnée devant eux et dans leur bureau après leur avoir expliqué les circonstances de la participation de Dismas Kitenge à cette émission,
son impartialité et son indépendance vis-à-vis de tout pouvoir.

Le 18 juin 2013, Canal Orient, une chaîne de télévision privée émettant à Kisangani, a invité Dismas Kitenge à participer à son émission
d’analyse des faits sociaux intitulée “l’Entretien“ sur le sujet relatif aux réalisations du gouvernement provincial, ses défis et les perspectives, diffusée régulièrement tous les mardis, de 21h à 22heures. Au cours de cette émission, Dismas Kitenge du Groupe LOTUS a distingué les réalisations du gouvernement central de celles du gouvernement provincial, il a dégagé les principaux défis sur
les plans politique, social, économique, sécuritaire et il a appelé à la cohésion provinciale pour un développement réel et durable de la province orientale. Mais cette émission n’a été diffusée que le 19 juin 2013 à une heure 50’ du matin et rediffusée dans la matinée du même jour trois fois, respectivement à 7heures40’, 10h40’ et 14h.
Cette analyse a, de nouveau, suscité une réaction négative dans les milieux politiques proches du Gouverneur de province tendant à assimiler ledéfenseur des droits humains, Dismas Kitenge, à son opposant politique et accentuer des attaques et une campagne de dénigrement ciblé.

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Dismas Kitenge: «La politique de la CPI mérite d’être réformée et repensée pour qu’elle soit efficace»

dis au plaidoyer

Bosco Ntaganda, général déchu des Forces armées de la RDC (FARDC) se trouve incarcéré depuis vendredi 22 mars à la Cour pénale internationale (CPI), au Pays Bas. Ce chef de l’ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) a été transféré à La Haye depuis l’ambassade américaine au Rwanda où il s’était rendu.
Mais pourquoi la CPI ne poursuit-elle pas tous les autres seigneurs de guerre de la région au même moment pour avoir agi en groupe?

L’invité de Radio Okapi de ce lundi 25 mars, Dismas Kitenge, vice-président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), tente de répondre à cette question.

«Il faudrait que d’autres personnes qui ont été avec Bosco Ntaganda et ceux qui n’ont pas été avec lui mais qui ont commis de graves crimes puissent faire l’objet de poursuites. Les victimes de ces crimes doivent également se manifester pour signifier qu’elles ont subi de graves atrocités», indique Dismas Kitenge.

Le vice-président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH n’est pas du tout content de la politique du procureur de la CPI qui, selon lui, mérite d’être réformée et repensée pour qu’elle soit plus efficace.

Dismas Kitenge s’est entretenu avec Donat Madimba.

Écouter : Dismas Kitenge sur Radio Okapi dossier Bosco Ntaganda

Groupe LOTUS : Rapport annuel 2012 sur la situation des droits de l’homme en Province Orientale

Le Groupe LOTUS a eu à suivre ces événements à travers ses antennes se trouvant dans
certains districts de la province orientale dans leur devoir de monitoring durant toute l’année 2012. Les données récoltées à travers les actualités présentées par la Radio Okapi et certain témoignages ont également facilité la rédaction de ce rapport.
Ainsi, au terme de ce rapport annuel qui retrace ce qu’a été la situation des droits de l’homme dans son ensemble et sa répercutions sur la population de la province orientale où la protection des droits humains se retrouve négligée, voire même oubliée de part et d’autres.
Cependant, l’incapacité du Gouvernement congolais de faire taire les groupes armés se trouvant sur son territoire et d’assurer convenablement la sécurité des personnes et de leur bien demeure l’inquiétude généralisée pour la population. La protection et l’encadrement des
communautés contre toute attaque et pillage se trouvent aussi parmi les devoirs sacrés de l’Etat conformément à la déclaration universelle des droits de l’homme et à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.
Les irrégularités constatées ont été légions à savoir : le dysfonctionnement de la justice et des ses services, les arrestations arbitraires et tracasseries, l’insuffisance de la protection de la population par les services attitrés de l’Etat, les exactions continuelles (viol, assassinat, torture et pillage) commises par les groupes armées et les éléments de l’armée régulière sur le territoire congolais.
Toutes ces péripéties constatées nécessitent une attention soutenue du Gouvernement congolais afin de mettre les forces négatives hors d’état de nuire sur toute l’étendue du territoire national et de restaurer l’autorité de l’Etat. Cliquez sur Rapport sur la situation des Droits humains dans la Province Orientale en 2012 pour l’avoir en intégralité.

Les premières retombées de la chute de la ville de Goma à Kisangani : la marche des Etudiants et ses conséquences

Après incendie
Suite aux informations de la chute, de plus en plus imminente, de la ville de Goma aux mains des rebelles du M23, la Coordination des Etudiants de l’Université de Kisangani, après avoir informé les autorités locales, a organisé une marche de protestation ce mardi 20 novembre 2012 dans les principales artères de la ville de Kisangani.
 
 
Vers 8 heures du matin, la marche est partie du bâtiment administratif de l’Université de Kisangani où un rassemblement d’environ quatre mille étudiants des établissements d’enseignement supérieur et universitaire de la ville était observé. D’après les étudiants, la marche visait à exprimer aux autorités nationales et à la communauté internationale leur protestation sur la prise de Goma par les rebelles du M23, l’abandon des Forces armées de la République démocratique du Congo et la passivité des forces de la Monusco à s’acquitter convenablement de leur mission.
Les manifestants, majoritairement constitués des étudiants à environs 80%, auxquels se sont joints quelques élèves des écoles secondaires, de gré ou sous pression morale, et des chauffeurs des taxi-moto, ont emprunté l’avenue Munyororo de l’Université de Kisangani jusqu’à l’avenue de l’église où le groupe s’est scindé en plusieurs sous- groupes : les uns se sont dirigés vers le cabinet du gouverneur de province, les autres vers la mairie de la ville de Kisangani, d’autres encore vers les bâtiments de la Monusco/Onatra et le quartier général de la Monusco près de l’ancienne résidence du Président Mobutu.
Durant le déroulement de cette marche, les manifestants ont été encadrés par deux jeeps de la police, armées de fusils et des grenades lacrymogènes. Bien que les manifestants aient scandé des chansons très hostiles au président de la République et utilisé certaines effigies du régime Mobutu, la police a observé une attitude neutre et pacifique.
La marche a dégénéré au niveau du cabinet du gouverneur de province, du bâtiment de la Monusco/Onatra, du quartier général de la Monusco et du siège du parti présidentiel (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie) quand les manifestants ont projeté des pierres et ont incendié le siège de ce parti. La police a ainsi tiré en l’air pour disperser les manifestants mais aussi tiré en balles réelles touchant quelques étudiants qui ont été évacués vers les cliniques universitaires.
PPRD-Kisangani
siège du parti présidentiel (PPRD) incendié
Il s’est observé la colère des manifestants devant les symboles du pouvoir en place et les bâtiments de la MONUSCO car d’après eux, ces deux institutions ont failli à leur mission pour sécuriser la ville de Goma et protéger la population civile.

 

bâtiment de la Monusco/Onatra

bâtiment de la Monusco/Onatra attaqué

Devant l’escalade de violence des manifestants à s’attaquer aux symboles du pouvoir, au bureau de la comssion électorale nationale indépendante et aux résidences de certains dignitaires du régime en place, la garde républicaine a rejoint la police en tirant en balles réelles et occasionnant un mort parmi les civils manifestants.
 
bureau local de la commission électorale nationale indépendante (CENI) en train d’être saccagé et incendié

bureau local de la commission électorale nationale indépendante (CENI) en train d’être saccagé et incendié

Ainsi, le bilan provisoire dressé par le groupe LOTUS vers 16heures du même jour, fait ressortir les dégâts humains et matériels suivant :

  • Deux morts parmi les civils dont un atteint par balle au niveau de la poitrine devant la résidence de l’ancien Gouverneur et l’autre étant prisonnier est mort en essayant de s’évader lorsque les manifestants ont tenté de casser la porte de la prison centrale ;
  • Six blessés parmi les étudiants évacués aux cliniques universitaires dont M. Ndomba Mangaza, M. Ndibu Ntambwe et Mlle Falonne ;
  • Le siège du parti PPRD, situé sur l’avenue Tanganyika en plein centre ville incendié complètement ;
  • Le véhicule anti-incendie qui a été dépêché par le maire de la ville ;
  • Le siège du parti politique MSR et le bureau de la représentation provinciale de la majorité présidentielle (MP) saccagés ;
  • Le quatre véhicules de la Monusco complètement incendiés au port de l’Onatra (Movcon) ;
  • Le bureau exécutif de la commission électorale nationale indépendante (CENI)/Kisangani partiellement incendié et totalement saccagé ;
  • La résidence de l’ancien gouverneur de province, Médard AUTSAI partiellement incendié ;
  • Les matériels de l’église Jésus Seul Sauveur (JSS) du pasteur RUNIGA Jean-Marie devenu chef rebelle du M23, cassés et d’autres matériels emportés ;
  • Le tribunal de paix/Kabondo saccagé.

Si cette marche a mobilisé la majorité des étudiants de la ville de Kisangani, elle a été aussi soutenue par divers mouvements des jeunes qui étaient en colère contre le pouvoir en place et la mission des Nations unies en RDC. Ces jeunes ont dressé des barricades dans plusieurs quartiers périphériques de la ville de Kisangani pour empêcher les dignitaires du régime politique et les agents de la Mission des Nations unies de circuler librement ou de quitter la ville.
Les autorités locales, à plusieurs niveaux, ne s’attendaient pas à un revirement de la situation. Si au début, elles pouvaient imaginer la colère des manifestants contre la Monusco (Mission des Nations unies), la révolte des manifestants contre toute autorité congolaise les poussait à se protéger elles-mêmes et ainsi les amenait à mener des actions pour contenir les manifestants. C’est dans cet esprit qu’on peut situer l’intervention de la garde républicaine devant une passivité de la police, observée au début de la manifestation.
De même, des mesures d’encadrement efficace et d’anticipation de dérapage des manifestants n’ont pas été mises en place par des autorités locales.
Si des mesures correctives et préventives de réduction de violence populaire ne sont pas mises en place à tous les niveaux, il y a risque de craindre un vide de l’autorité de l’Etat et une xénophobie qui seront difficiles à gérer à court et à long terme.
Au regard de cette montée de colère et de violence populaire à Kisangani, le Groupe LOTUS appelle les autorités congolaises et la population à :

  • Privilégier les voies non violentes et pacifiques pour exprimer leurs opinions et faire entendre leurs voix tant aux niveaux national et international ;
  • Protéger et sécuriser toute personne étrangère vivant en RDC ;
  • Respecter les droits humains en toute circonstance;
  • Encadrer pacifiquement toute manifestation publique ;
  • Traduire devant la justice toute personne responsable d’une infraction et toute autorité ou tout agent de l’ordre public responsable des violations des droits humains.

Telecharger l’intégralité du rapport en cliquant sur le lien ci dessous

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la marche des étudiants au niveau du marché central

la marche des étudiants au niveau du marché central

RDC – Prise de Goma par le M23 : nos organisations exigent la protection des civils

Alors que la ville de Goma tombe aux mains des rebelles, la FIDH et ses organisations membres en République démocratique du Congo (RDC) sont vivement préoccupées par le sort des populations. Elles demandent aux parties au conflit de strictement respecter le droit international humanitaire, à la MONUSCO de remplir son mandat de protection et à la Cour pénale internationale de se saisir de cette situation.

De sources concordantes, les troupes rebelles du M23, rebaptisées l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC), ont pris ce 20 novembre 2012 le contrôle de l’aéroport, du centre ville, et progresseraient rapidement dans les quartiers de la ville de Goma, capitale régionale du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

La population de Goma est en grande insécurité. Depuis plusieurs jours, de très nombreux habitants redoutant les combats se réfugient dans la ville de Gisenyi, au Rwanda ou se regroupent au sud de la ville dans les camps de Mugunga. Les autres se terrent dans leur maison. Des informations font état de pillages qui se seraient déroulés dans la nuit de lundi à mardi dans un quartier sud de Goma par des militaires congolais en fuite. Plusieurs centaines de détenus de la prison de Munzenze se seraient par ailleurs évadés le 19 novembre accentuant encore l’insécurité. La population est à présent sous contrôle des troupes rebelles. Les forces du M23/ARC sont accusées de perpétrer de nombreuses violations des droits de l’Homme dans les zones sous leur contrôle depuis le début de leur offensive en avril 2012.
Cliquez ici pour avoir l’intégralité du Rapport_fidh

Premier verdict de la Cour pénale internationale : Lubanga condamné pour crimes de guerre commis en Ituri

Au terme de son premier procès, la Chambre de première instance I de la Cour pénale internationale (CPI) a reconnu aujourd’hui Thomas Lubanga Dyilo coupable de crimes de guerre commis en Ituri (République démocratique du Congo, RDC) en
2002 et 2003. Président fondateur de l’Union des patriotes congolais (UPC) et commandant en chef de sa branche armée, les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), il s’est rendu coupable de l’enrôlement, la conscription et l’obligation d’enfants de moins de quinze ans à participer à des hostilités. La FIDH et ses organisations membres en RDC, l’Association africaine des droits de l’Homme (ASADHO), le Groupe Lotus et la Ligue des électeurs, se félicitent de cette décision historique qui clôture le premier procès de la CPI, qui s’était ouvert trois ans plus tôt.

Par Groupe LOTUS

Communiqué de presse sur le premier verdict contre Thomas Lubanga

Première arrestation d’un présumé responsable de crimes commis aux Kivus


se félicitent de l’arrestation hier matin par les autorités françaises, en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI), de Callixte Mbarushimana, l’un des principaux dirigeants des Forces démocratiques pour la
libération du Rwanda (FDLR) résidant en France. Il est poursuivi par la CPI pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par les FDLR dans les provinces du Kivu, en RDC, entre fin 2008 et 2009.

La FIDH et ses ligues membres en République démocratique du Congo (RDC), l’Association africaine des droits de l’Homme (ASADHO), le Groupe Lotus et la Ligue des électeurs, et en France, la Ligue française des droits de l’Homme (LDH),

Communiqué de presse sur l’arrestation de Callixte à la Cpi

Plaidoyer du Groupe Lotus pour l’adoption du projet de loi sur la protection des défenseurs des droits de l’homme

Plaidoyer du Groupe Lotus pour l’adoption du projet de loi sur la protection des défenseurs des droits de l’homme
Kinshasa, 04/07. – Le Groupe Lotus , une organisation de défense des droits de l’homme, plaide pour la matérialisation du projet de loi portant protection des défenseurs des droits de l’homme, a dit M Junior Safari, Secrétaire exécutif de cette organisation, au cours d’un point de presse qu’il a tenu lundi à Kinshasa.

Il a réitéré, à cette occasion, la disponibilité du Groupe Lotus à collaborer avec le gouvernement et même le Parlement congolais, dans la perspective de la promotion de ce secteur dont l’intérêt et l’importance pour la société ne sont plus à démontrer.

Dans ce même cadre, le Groupe Lotus projette l’organisation du 4 au 8 juillet courant d’ une table ronde à l’hôtel Invest , dans la commune de Lingwala, pour rappeler, à l’intention de ses partenaires, entre autres, l’objet et les missions principales de cette structure, à savoir former et informer sans relâche la presse tant nationale qu’internationale en vue d’un changement qualitatif des normes et des pratiques de la société congolaise en ce qui concerne les ressources humaines.
le Groupe LOTUS

l’Oif s’implique dans le dialogue entre les autorités nationales et la société civile

l’Oif s’implique dans le dialogue entre les autorités nationales et la société civile
Kinshasa, 02/07/2012 / Politique.

La délégation à la paix, à la démocratie et aux droits de l’homme de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) appuie une table ronde réunissant à Kinshasa les autorités publiques et les organisations de défense des droits de l’homme.

La Délégation à la paix, à la démocratie et aux droits de l’Homme de l’OIF appuie une table ronde réunissant à Kinshasa (RDC) les autorités publiques et les organisations de défense des droits de l’Homme. Ces consultations nationales sur les droits humains, organisées par le Groupe Lotus, en partenariat avec l’OIF et le Centre Carter, l’Ambassade des Etats-unis d’amérique, l’Ambassade de France, et autres Organisations Internationales se dérouleront du 4 au 7 juillet 2012.

Une délégation de huit personnes (quatre de l’OIF et quatre experts), dirigée par le Délégué à la paix, à la démocratie et aux droits de l’Homme M. Hugo Sada, participeront aux travaux, auxquels prendront part près de 200 participants, en particulier des représentants du Gouvernement et des institutions publiques (ministères et services publics), des parlementaires, des défenseurs des droits de l’Homme issus de toutes les provinces de la RDC, et des représentants des missions diplomatiques.

A l’ordre du jour figurent cinq projets de loi relatifs à la protection des défenseurs, à la création d’une commission nationale des droits de l’homme, à la mise en œuvre du statut de la Cour pénale internationale (CPI), à la lutte contre l’impunité et à la création d’une Cour Constitutionnelle. Seront également abordés la question de la gestion du processus électoral, le renforcement des cadres de concertation entre le Gouvernement et la société civile, ainsi que les mécanismes d’alerte et de protection des défenseurs, témoins et victimes.

L’OIF avait déjà soutenu la première table ronde organisée par le Groupe Lotus en mai 2011 qui avait notamment contribué à créer des mécanismes de protection des défenseurs des droits de l’Homme. Par ailleurs, Monsieur Dismas Kitengue, Président du Groupe Lotus, a participé à la VIIIème Conférence des OING/OSC tenue à Paris les 7-9 juin 2012, aux côtés de plusieurs représentants d’ONG congolaises.

Les 7èmes jeux de la Francophonie présentés lors du Forum mondial de la langue française à Québec

La Francophonie a saisi l’opportunité du Forum mondial de la langue Française à Québec, grand rassemblement organisé autour de la jeunesse francophone, pour présenter la prochaine édition des Jeux de la Francophonie qui auront lieu en France, à Nice, du 6 au 15 septembre 2013.

Les Jeux de la Francophonie représentent le plus grand événement sportif et culturel de la Francophonie dédié à la jeunesse. Ils sont organisés tous les 4 ans durant l’année post-olympique, sous l’égide de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) par le Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF) et le Comité National des Jeux de la Francophonie (CNJF).

Les 75 Etats et gouvernements de la Francophonie sont invités à participer à la manifestation. Les organisateurs ont d’ores et déjà enregistré 51 Etats engagés pour cette prochaine édition. Plus de 3000 jeunes talents, sportifs ou artistes, des milliers de spectateurs et de jeunes bénévoles ainsi que des millions d’auditeurs et téléspectateurs sont attendus pour ce rendez-vous qui témoigne d’un engagement renforcé de l’OIF en faveur de la jeunesse.

L’édition 2013 sera moderne, éco-responsable et placée sous le signe des valeurs de solidarité, de diversité et d’excellence. Au programme : 7 compétitions sportives, 7 concours culturels et 2 nouveaux concours de création écologique et numérique. De nouvelles disciplines insuffleront à l’événement une dynamique renforcée : la lutte libre et la lutte africaine pour la partie sportive, les arts de la rue pour la partie culturelle avec trois épreuves : jonglage en style libre, marionnettes géantes et hip-hop.

Les présélections culturelles ont démarré et se déroulent actuellement dans les pays membres de la Francophonie. Une tournée des jurys culturels régionaux, mandatés par le CIJF, est prévue en octobre 2012, afin de procéder au classement des artistes puis à leur sélection définitive prévue d’ici le 30 novembre 2012. Les qualifications sportives auront lieu avant le 15 décembre 2012, et seront organisées par le CIJF en liaison étroite avec les fédérations sportives internationales partenaires.

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) compte 56 Etats et gouvernements et 19 observateurs.

Groupe LOTUS

Le Groupe Lotus convie les ONGDH à la deuxième table-ronde : du 4 au 7 juillet courant

2ème table ronde

La salle de réunion du Centre Carter a abrité, hier, une conférence de presse organisée par l’ONGDH dénommée le Groupe Lotus. Dans son adresse, le secrétaire exécutif de cette structure, Junior Safari a annoncé la tenue d’une table-ronde prévue pour trois jours, à dater du 4 juillet courant, à l’Hôtel Invest à Lingwala. Parmi les personnalités attendues, figurent notamment la ministre de la Justice et des Droits humains, Wivine Matipa, l’honorable députée Eve Bazaïba, un expert de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), M. Lazare Kizerba. « Le dernier jour des travaux est réservé aux défenseurs des DH. La 4ème journée, en effet, les défenseurs vont dégager une feuille de route claire. (…) Nous voulons travailler pour parvenir aux résultats, pour garantir l’avenir de notre secteur », a indiqué l’orateur.

Au lendemain de la première table-ronde tenue du 25 au 27 mai 2011, quatre aspects restés en suspens seront au centre des assises annoncées, selon l’orateur. Il s’agit de : la loi sur la protection des défenseurs et mécanismes d’alerte ; la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et entités de liaison ; la lutte contre l’impunité (statuts de Rome et Chambres mixtes) ; élections et DH. L’orateur parlant de la motivation des organisateurs, a précisé que cette opportunité trouvait sa justification dans la dégradation du climat relationnel entre les animateurs d‘institutions étatiques et les défenseurs des DH. Pour rappel, en effet, le Groupe Lotus est une initiative d’un groupe d’universitaires, qui remonte en 1991 à Kisangani, dans la Province orientale. « Nous voulons que des dispositions légales soient arrêtées relatives à la protection des défenseurs des DH. Et davantage même, que ces dispositions soient d’application. La 1ère T.R a eu ceci d’avantageux qu’il a occasionné le rétablissement du dialogue avec les institutions étatiques. Cela a aidé aussi les défenseurs établis en provinces à comprendre que les autorités n’étaient pas leurs ennemis. Nous devons dialoguer », a-t-il indiqué. Et d’ajouter : « Depuis que les nouveaux députés nationaux ont été investis, le Groupe Lotus a déjà amorcé des contacts informels avec eux, en vue d’un plaidoyer », a-t-il dit.

La 1ère Journée portera sur les « Projets des lois sur les défenseurs, la commission nationale des droits de l’homme et la lutte contre l’impunité en RDC : quel état des lieux ? ». 8h30 : Accueil des participants 9h30-1Oh10 : Me Sylvain LUMU, Secrétaire Exécutif de la Ligue des Électeurs ; Dismas Kitenge, Président du Groupe Lotus et vice-Président de la FIDH ; Diane Lamberg-Liszkay ; Scott Campbell ; Hugo Sada ; Luc Hallade ; Jean-Michel Dumond. Le 1er exposé sera celui de Lazare KIZERBO de l’OIF, sur : La contribution de la Francophonie à la promotion et la protection des droits de l’Homme dans l’espace francophone. Le 2ème exposé : Le projet de loi sur la protection des défenseurs des droits humains en RDC : Particularité, forces et défis. Le 3ème par l’honorable Eve Bazaïba, portera sur : La proposition de loi sur la Commission nationale des droits de l’Homme en RDC et sa conformité avec les principes de Paris. Le 4ème : Mécanismes de protection nationaux pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme par l’Unité de protection du BCNUDH/MONUSCO, Protection Internationale, Centre Carter et RENADHOC, et les mécanismes de protection internationaux.

Quant à la suite du programme : Mme Elise Sabourin : Expérience de la commission nationale des droits de l’Homme de l’Afrique du Sud et de la société civile sénégalaise et leur collaboration avec le gouvernement et le parlement, exemples de bonnes pratiques pour la RDC par deux délégués, respectivement de l’Afrique du Sud et de la société civile sénégalaise. Exposé 2 par le Doyen de la Faculté de Droit de l’Unikin, le Pr Nyabirungu : Le projet de loi de mise en œuvre du statut de la Cour pénale internationale, CPI en RDC, et sa conformité au statut de Rome : limites et défis.

Exposé 3 par les Prs Akele Adau et Luzolo Bambi : le projet de loi sur les chambres spécialisées mixtes en RDC : économie générale, limites et défis. Journée 2 : Travaux en atelier avec l’appui des facilitateurs et experts. Ces quatre ateliers se tiendront simultanément dans quatre salles différentes, selon des objectifs différents. Le programme général de tous ces ateliers est le suivant : Journée 3 : Mise en commun des recommandations des travaux des ateliers et mise en place d’un comité de suivi des travaux. La 4ème journée est consacrée, quant à elle, aux stratégies de plaidoyer.

« L’incendie suspect dans la résidence de Dismas Kitenge, défenseur des droits humains de la RDCongo »

Le Groupe LOTUS, organisation de défense des droits humains basée à Kisangani en République Démocratique du Congo et membre de la FIDH, alerte les autorités congolaises et la communauté internationale sur l’incendie suspect dans la résidence de Monsieur Kitenge Senga Dismas, président du Groupe LOTUS et vice-président de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme, située au numéro 10 de l’avenue du bassin, quartier pasteur, plateau médical, dans la commune Makiso à Kisangani.
Cet incendie, survenu ce 05 janvier 2012, aux environs de 6 heures du matin a été découvert par un membre de famille de Monsieur Kitenge qui avait confondu le bruit de feu à un vent annonçant la pluie alors que deux de ses membres étaient partis pour la messe matinale et que tout le reste de la famille Kitenge continuait à dormir. Bien avant l’incendie et au moment de sa découverte, il y avait du courant électrique dans la maison jumelée et aucun appareil électrique n’était encore en activité.
L’incendie a débuté par la porte de derrière et la fenêtre de la cuisine de la résidence de Dismas Kitenge, laissant penser à une piste de jet de feu ou d’une intrusion d’une tierce personne dans la maison car la porte était entrouverte.
Au regard de tous ces faits mettant en exergue d’une part les activités de défense des droits humains de Dismas Kitenge qui suscitent une réaction énergique, voire épidermique des autorités congolaises et d’autre, la négligence de l’intervention des services publics spécialisés pour lui porter secours, le
Groupe LOTUS demande au gouvernement congolais et aux autorités locales d’ordonner une enquête impartiale pour déterminer l’origine réelle de cet incendie, de réprimer ses auteurs, de protéger le défenseur des droits humains Dismas Kitenge et sa famille et enfin de mettre fin aux attaques contre les défenseurs des droits humains et leurs organisations orchestrées sur les médias officiels après la période postélectorale.

M. Dismas Kitenge Senga, interdit arbitrairement, ce lundi 5 octobre 2009, de quitter la ville de Kisangani

Le Groupe LOTUS, organisation congolaise de défense et de promotion des droits humains basée à Kisangani (RDCongo) dénonce l’interdiction arbitraire de quitter la ville de Kisangani signifiée, verbalement, ce lundi 5 octobre 2009, à M. Dismas Kitenge Senga par les agents de la Direction Générale de Migration (DGM) et ceux de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) postés à l’aéroport international de Bangboka à Kisangani.

En effet, ce défenseur des droits humains, Président du Groupe LOTUS et Vice-président de la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH), était invité par la Cour pénale internationale (CPI) pour participer à une série des réunions périodiques entre les organes de la Cour et les organisations non gouvernementales du 5 au 9 octobre 2009 à La Haye.

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